|
Les emplois et la formation en agriculture en Basse-Normandie |
|
De nouveaux agriculteurs à recruter En 2008, la Basse-Normandie comptait près de 22 400 exploitants agricoles alors qu'ils étaient près de 26 000 en 2000. Vieillissement de la population des exploitants agricoles La population des exploitants est vieillissante. Le nombre d'agriculteurs de plus de 55 ans a fortement augmenté entre 2000 et 2008. Le mouvement des départs à la retraite a diminué de moitié en 2008 même si le potentiel des + de 55 ans représente toujours 6 000 chefs d'exploitation pour la Basse-Normandie. |
|
Le métier d'agriculteur reste attractif pour les jeunes
Maintien du niveau des installations depuis 2002 à une hauteur moyenne de 450 installations par an. Malgré des perspectives incertaines sur l'avenir de la PAC, le métier d'agriculteur reste attractif : 451 jeunes se sont installés en 2008.
Stabilité des installations non aidées.Tous les jeunes qui s'installent ne peuvent bénéficier des aides nationales à l'installation, le niveau de formation requis n'étant pas toujours atteint. Ainsi, dans la région, 1/3 des installations des jeunes agriculteurs de 40 ans et moins se font sans les aides nationales (Dotations Jeunes Agriculteurs et prêts Jeunes Agriculteurs).
Les formes sociétaires privilégiées par les jeunes.
Les jeunes agriculteurs s'installent préférentiellement dans des exploitations de plus en plus importante. Ils optent plus facilement que leurs aînés pour une forme sociétaire (59 % des installés).
Des installations de qualité.
95 % des installés aidés sont encore en place 10 ans après leur installation.
Des chefs d'exploitation à la tête de structures de plus en plus importantes
En 2000, 34 % des exploitations avaient une surface de plus de 50 hectares ; ce pourcentage ne cesse d'augmenter puisque, entre 2006 et 2008, celui-ci est passé de 40 % à 43 %.
Des formes sociétaires qui continuent de se développer. La part des exploitants décidant de travailler en société continue à progresser passant de 32 % en 2000, à 43 % en 2006 et 45 % en 2008.L'augmentation des surfaces et la répartition du travail entre associés vont modifier l'organisation du travail.
Nouveau phénomène : des départs précoces volontaires. On constate depuis quelques années que l'installation en agriculture peut être une étape plus ou moins longue de la vie professionnelle.
Phénomène à remarquer en 2008 les cessations d'activités (même si elles se sont maintenues au niveau des autres années) se composent à 54 % (contre moins de 30 % les années antérieures) de cessations précoces (- de 55 ans) ; c'est la tranche 50/54 ans qui reste principalement concernée.
![]() |
En Basse-Normandie 22 395 Chefs d'exploitation 451 Chefs d'exploitations installés en 2008 Plus de 7 500 employeurs de main d'œuvre 2 500 Conjoints d'exploitants 295 Aides familiaux Près de 41 000 salariés dont : 12 413 Salariés ETP en production 12 616 Salariés ETP du para agricole |
De plus en plus de salariés sur les exploitations agricoles
Entre 2006 et 2008, le salariat en production reste en légère progression (+ 3,7 %). En 10 ans, entre 1999 et 2008, la production agricole aura créé près de 2 500 ETP, soit 25 % de plus, atteignant 12 413 ETP.
Le domaine des travaux agricoles a encore fortement progressé passant de 2 478 ETP, en 2006, à 2 713 ETP, en 2008. En 10 ans, c'est un domaine qui aura vu ses ETP augmenter de 63 %.
Le phénomène est double :
. augmentation forte des jardiniers et entrepreneurs des espaces verts
. augmentation de la délégation des travaux par les exploitants.
Si la part de la Basse-Normandie reste stable sur le territoire français, elle représente, en France, près de 20 % des ETP en production dans 2 domaines : la conchyliculture et le cheval.
En 10 ans, ces filières ont vu augmenter leurs effectifs respectivement de 30 % et de 45 %.
Salariés en ETP (Equivalent Temps Plein) : Il s'agit du nombre théorique de salariés qui effectueraient 1 820 heures de travail dans l'année soit 35 heures par semaine pendant un an.
Production : les exploitations forestières, la conchyliculture, les ETA (entreprises de travaux agricoles) ; les CUMA (Coopératives d'Utilisation du Matériel en Commun), les entreprises paysagistes, cultures spécialisées (maraîchages, horticulture, …), champignonnières, élevages spécialisés de gros animaux (bovin, porcin, ovin, équin, caprin), élevages spécialisés de petits animaux (aviculture, cuniculture, …), cultures et élevages non spécialisés (dont service de remplacement et CUMA) et les établissements d'entraînement, de dressage et les haras.
Légère baisse du salariat dans les entreprises du para-agricole
Après une relative stabilité des effectifs (ETP) à 12 569 ETP de 1999 à 2006, l'année 2008 voit une légère baisse : les ETP des OPA sont, pour l'année 2008, en baisse de près de 5% et plus particulièrement le secteur de la mutualité agricole (- 10 %) et du crédit agricole (- 10 %).
Para-agricole : les Coopératives agricoles, MSA, Crédit Agricole, Organismes Professionnels Agricoles (OPA : Chambres d'agriculture, ADASEA, CNASEA, ASAVPA, syndicats agricoles, associations d'agriculture, groupements de défense, fédérations des chasseurs, centres comptables agricoles, unions de CUMA, centres de formation agricole, maisons familiales rurales...) et les activités diverses liées à l'agriculture. Ne sont pas pris en compte les entreprises de négoce privé, les administrations (DRAAF, …), les établissements publics de formation, les entreprises de transport de bétail et des marchandises agricoles, les centres de gestion privés, les entreprises de fabrication et de vente d'équipement agricole.
Une offre largement supérieure à la demande
En 2008, les offres d'emploi ont atteint le chiffre de 4 847 contre 3 934 demandes. C'est, en matière d'offres, le niveau le plus haut constaté au cours des 10 dernières années. Le secteur des espaces verts (jardiniers) représente près de 33 % des offres (chiffre légèrement en baisse par rapport à 2007) et 56 % des demandes du marché de l'emploi agricole, chiffre encore en augmentation par rapport à 2007 (53 % des demandes). Parmi les secteurs déficitaires en demande par rapport à l'offre, on retrouve les secteurs de l'aquaculture (1 117 offres pour 96 demandes) et du saisonnier (419 offres pour 140 demandes) ; mais rappelons que ce sont des secteurs fortement marqués par le taux de CDD.
En 10 ans, hors jardiniers et saisonniers, le nombre d'offres d'emploi a pratiquement triplé alors que dans un même temps, le nombre de demandes a été divisé par deux.
Des offres de métiers spécialisés non satisfaites
De nouveaux métiers en tension.
Parmi les secteurs bas-normands, et hormis les traditionnels secteurs connus comme l'aquaculture, le machinisme et l'emploi saisonnier, de nouveaux métiers apparaissent en forte tension : agent technique agricole, éleveur hors-sol et éleveur en production laitière.
Des risques de tension sont également observés en maraîchage, en horticulture et en polyculture élevage ; le domaine des soins aux chevaux apparaît comme secteur à risque potentiel, tendance qui se situe dans le prolongement des années antérieures.
Le taux de tension du marché de l'emploi correspond au ratio du nombre d'offres sur le nombre de demandeurs d'emploi. Au sens retenu par la DRTEFP, les métiers en tension répondent, entre autres critères, à un taux de tension supérieur à 0,9.
|
Formation agricole Des effectifs en légère baisse pour la formation scolaire. Apprentissage : 3 années mouvementées. |
![]() |
Actualités 2009-2010
|
Sources statistiques : APECITA, DRAAF de Basse-Normandie - SRFD, DRTEFP de Basse-Normandie, MSA (Fédération des Côtes Normandes, Mayenne/Orne/Sarthe), Pôle Emploi, Réseau Agri'Emploi, VIVEA
![]() |
Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie |
|