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 L'agriculture biologique en Normandie

1,4 % de la SAU normande

En 2007, la Normandie compte 540 exploitations en agriculture biologique pour 29 640 hectares en bio ou en conversion, soit 1,4 % de la SAU normande (ce taux atteint 2,1 % en Basse-Normandie, 0,4 % en Haute-Normandie et 2,0 % au niveau national). 86 % de ces exploitations sont bas-normandes. La Normandie est la 8e région française par le nombre d'exploitations conduites selon le mode biologique. La taille moyenne de ces exploitations, 55 hectares, est légèrement supérieure à celle observée en agriculture conventionnelle mais reste encore inférieure à celle des exploitations dites "professionnelles".
  

Depuis 1995, grâce à une forte progression dans les années 1997-2000, la Normandie a quadruplé le nombre d’agriculteurs bio et multiplié ses surfaces en bio par 10.
En Basse-Normandie, le nombre d'exploitations conduites selon le mode de l'agriculture biologique ne progresse plus depuis 2002. En 2007, on dénombre 464 exploitations bio (contre 525 en 2002, au plus fort des conversions).
En Haute-Normandie, le chiffre baisse à 76 exploitations en 2007 (contre 87 exploitations en 2002, au plus fort des conversions).
L'évolution des surfaces conduites en bio (ou en conversion) suit celle des exploitations : 26 200 ha, en 2007, en Basse-Normandie contre 30 600 ha en 2003. En Haute-Normandie, cette baisse est moins marquée : 3 430 ha en 2007 contre 3 640 ha en 2003.
Pour 2008/2009, on prévoit une nette reprise des conversions.

Chiffres clés 2007

Calvados Manche Orne Basse-Normandie Basse-Normandie
2007/2006
Eure Seine-Maritime Haute-Normandie Haute-Normandie
2007/2006
Exploitations 130 172 162 464 + 0,2 % 36 40 76 - 5,0 %
Surfaces cultivées 7 223 7 883 11 099 26 205 - 0,2 % 1 678 1 755 3 434 + 2,6 %
          dont en conversion 332 575 706 1 613 + 11,9 % 248 233 481 + 44,4 %
SAU moyenne 56 ha 46 ha 69 ha 56 ha - 1 ha 47 ha 44 ha 45 ha + 3 ha
Part SAU en bio 1,9 % 1,8 % 2,7 % 2,1 % - 0,4 % 0,4 % 0,4 % -

Source : Agence bio

La conversion à l'AB, qu'est-ce que c'est ? 

Un produit alimentaire issu de l'agriculture biologique résulte d'un mode de production exempt de produits chimiques de synthèse. Les agriculteurs qui pratiquent l'agriculture biologique s'appuient sur le respect des équilibres naturels, privilégient des pratiques culturales préservant l'environnement visant à garantir le caractère durable de l'activité agricole (agronomique, social, économique).
La conversion représente la période de transition entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique. Elle dure au minimum 2 ans quand la conversion concerne l’ensemble de l’exploitation (conversion dite simultanée des terres et des animaux). La totalité des règles doit être respectée durant cette période mais les produits ne peuvent pas encore être vendus dans le circuit biologique. Un contrôle annuel est obligatoire, par un Organisme Certificateur indépendant, agréé par l'Etat. Une notification annuelle d’activité bio est obligatoire auprès de l’Agence Bio.

Les soutiens à l'agriculture biologique 

Les aides à la conversion à l'agriculture biologique existent en France depuis 1992. Le dispositif a évolué, avec la mise en place des CTE (1999), jusqu'en août 2002. Puis le nouveau dispositif d'aides à la conversion, géré dans le cadre des CAD, a été mis en place fin octobre 2003. Cette période de latence s'est traduite par un retard de conversion de nouvelles exploitations. 
Un nouveau dispositif d'aides a été mis en place dans le cadre du programme de développement rural 2007-2013. En plus des aides à la conversion disponibles dans toute la France, une aide au maintien peut être versée dans les régions qui ont choisi cette option (la Normandie n'est pas concernée par l'aide au maintien).
Les aides à la conversion sont versées pendant 5 ans - alors que la période de conversion dure de 2 à 3 ans - suivant les productions. Les montants par hectare varient selon les productions. Des conversions en plusieurs étapes sont possibles, au sein d'une même exploitation. Jusqu'alors plafonnées à 7 600 € par exploitation par an, pendant 5 ans, les aides à la conversion sont déplafonnées à partir de 2009, dans la limite des enveloppes régionales. Une rallonge annuelle de 12 millions € pendant 3 ans vient compléter l'enveloppe annuelle nationale de 22 millions €. Cette mesure devrait créer des conditions plus favorables aux conversions, notamment dans le secteur des grandes cultures.
Depuis 2005, les agriculteurs peuvent également bénéficier d'un crédit d'impôt lorsqu'au moins 40 % de leurs recettes proviennent d'une production certifiée en agriculture biologique. Autrefois plafonné à 1 200 € / an, avec une majoration de 200 € / ha dans la limite de 4 ha, le crédit d'impôt passe à 2 400 €, avec une majoration de 400 € / ha, toujours dans la limite de 4 ha, soit 4 000 € / an au total. Le dispositif s'appliquera sur les impôts payés en 2010 dûs au titre des revenus 2009. Le principe du crédit d'impôt (et non allègement) est applicable, même si l'exploitant n'est pas imposable sur le revenu. La transparence pour les GAEC s'applique pour les trois premiers associés (crédit d'impôt annuel de 12 000 € maximum par exploitation).
Par ailleurs, des aides régionales peuvent être accordées aux agriculteurs bio pour prendre en charge une partie des coûts de certification ou pour financer l'achat de matériel spécifique.

Les aides à la conversion ou au maintien sont cumulables avec les aides à la certification mises en place dans certaines régions, mais pas avec le crédit d'impôt, l'agriculteur devant opter pour un seul de ces soutiens (la Normandie n'est pas concernée par l'aide au maintien).

L’élevage bovin : l'activité dominante

L'orientation des exploitations en agriculture biologique reste le reflet des productions traditionnelles de la Normandie : élevage bovin (lait et viande), puis céréales, fruits (dont pommes à cidre) et maraîchage. Viennent ensuite quelques ateliers diversifiés : brebis, plantes à parfum, aromatiques et médicinales, poules pondeuses, volailles de chair, chèvres, porcs…

Basse-Normandie : surtout du lait

Avec 14 % de l'effectif national, la Basse-Normandie est la 3e région française par la taille de son troupeau de vaches laitières en production biologique (8 545 têtes en 2007, derrière les Pays de la Loire et la Bretagne). D'ailleurs, 83 % des surfaces bio cultivées dans cette région, en 2007, sont des surfaces fourragères.
Le département de l'Orne, avec 11 100 ha certifiés bio, ou en conversion, est le 10e département français (et 1er département normand) de par ses surfaces en bio.Entre 2006 et 2007, en Basse-Normandie, les effectifs bovins viande (- 4 %) sont en régression, tout comme ceux des poules pondeuses. Les brebis, chèvres, porcs et volailles de chair voient leurs effectifs augmenter, même s'ils restent encore limités. 
Pour les productions végétales bio ou en conversion, les surfaces évoluent peu entre 2006 et 2007. La production de légumes biologiques est principalement pratiquée dans la Manche. Les céréales bio sont essentiellement cultivées dans l'Orne. Le verger bio est principalement implanté dans le Calvados.

Nombre d'exploitations et surfaces bio ou conversion

en Basse-Normandie

en Haute-Normandie

Source : Agence bio

Haute-Normandie : peu de surfaces converties, mais en progression

L'agriculture biologique n'occupe que 0,4 % de la SAU régionale. Les surfaces en bio ou en conversion se stabilisent aujourd'hui autour de 3 400 ha. Entre 2006 et 2007, seuls les effectifs bovins lait progressent, tout en restant limités. Les effectifs des autres animaux stagnent ou régressent.

Pour les productions végétales bio ou en conversion, les surfaces en céréales et en légumes progressent. A l'inverse, celles en fruits et oléoprotéagineux diminuent. Le maraîchage biologique, tout comme l'arboriculture bio, est surtout pratiqué en Seine-Maritime. A l'inverse, les grandes cultures (céréales, oléagineux, protéagineux) sont concentrées dans l'Eure.

Répartition des surfaces cultivées en bio en 2007

 

Actualités 2008 et perspectives

  • Au niveau national, la production agricole bio poursuit sa croissance. Les chiffres de l'Agriculture biologique française 2007, publiés au cours de l'année 2008, font apparaître une légère progression du nombre d'exploitations converties (+ 3 % entre 2006 et 2007). La France compte 11 978 exploitations conduites selon le mode de l'agriculture biologique, pour une surface en bio (ou en conversion) de 557 133 ha (soit 2 % de la SAU nationale). Les deux tiers de ces surfaces en bio sont des surfaces toujours en herbe ou des cultures fourragères. Depuis 1995, le nombre d'exploitations bio en France a triplé, les surfaces ont été multipliées par 5.
    En 2007, la région Rhône-Alpes est la première région française pour le nombre d'exploitations conduites en bio (1 407), la région Pays de la Loire dispose de la plus grande surface en bio (ou conversion) avec 63 528 ha. La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur dispose de la plus grande part de SAU en bio (6,9 % de sa SAU en bio). Le nombre d'opérateurs certifiés pour la transformation, le conditionnement et la distribution de produits issus de l'agriculture biologique s'élève à 6 400 établissements en 2007. 5 030 entreprises réalisent des opérations de transformation de produits agricoles biologiques, de conservation et/ou de conditionnement (les boulangeries et terminaux de cuisson représentent près de 60 % des préparateurs certifiés). 1 370 distributeurs sont certifiés (détaillants, organismes stockeurs, négociants et grossistes). 
    Pour 2008, d'après les premiers chiffres publiés par l'Agence bio, le nombre de conversions progresse davantage par rapport à 2007 (+ 10 % de conversions entre 2007 et 2008). La moitié de ces conversions concerne des producteurs de vin ou de fruits et légumes.

     

  • En Normandie, à l'heure actuelle, la demande est supérieure à l’offre. Il n’y a pas assez de produits biologiques pour répondre à la demande croissante des consommateurs. Les laiteries cherchent du lait bio (afin d'attirer de nouveaux producteurs, elles versent actuellement une prime moyenne de 30 €/1 000 litres pendant la période de conversion). Les maraîchers bio ne peuvent pas fournir les nouveaux clients. Normandie Viande Bio recherche de nouveaux élevages bio dans la région… Le défi est lancé aux futurs producteurs bio de satisfaire cette nouvelle demande. Face aux signes positifs du marché, conjugués à la montée des préoccupations environnementales, les Chambres d'agriculture de Normandie ont souhaité prioriser le développement de l'AB avec la volonté de travailler en partenariat étroit avec les Groupements bio. Des groupes de travail techniques et professionnels se sont mis en place afin de poursuivre un principal objectif : développer l'offre en agriculture biologique en Normandie, en réponse au marché existant. Les conseillers bio des Chambres d'agriculture et des Groupements bio de Normandie travaillent ensemble pour développer l'accompagnement des producteurs qui souhaitent s'engager dans l'agriculture biologique.
     

  • Un an après le lancement du Plan de développement "Agriculture biologique : horizon 2012" qui vise à amener l’offre française à un niveau suffisant pour satisfaire, en 2012, la demande des consommateurs, différents dispositifs ont été annoncés au cours de l'année 2008, facilitant le développement de l'agriculture biologique :
    - déplafonnement des aides à la conversion, 
    - doublement du crédit d'impôt.
    Par ailleurs, dans le cadre de la Loi de finances 2009, les communes (ou établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre) pourront, pendant 5 ans, exonérer de la taxe foncière sur les propriétés non bâties les terrains exploités selon le mode de production biologique. Cette exonération devrait bénéficier à l'exploitant du terrain, qu'il soit propriétaire ou locataire des parcelles. Elle s’appliquera pour la 1re fois sur les impositions établies au titre de 2010, suivant les délibérations intervenues en ce sens avant le 1er octobre 2009, pour les parcelles qui sont exploitées selon un mode de production biologique en 2009. 
    Début 2009, dans le cadre du bilan de santé de la PAC, le Ministre de l'Agriculture a annoncé la mise en place d'une enveloppe de 50 millions d'euros pour financer l'aide au maintien de la bio à partir de 2010. Les modalités de redéploiement de cette aide restent à définir courant 2009. 
      

  • Depuis le 1er janvier 2009, le nouveau règlement européen relatif au mode de production bio et à son étiquetage est entré en vigueur. Ce texte (RCE 889/2008) définit les principales modalités d'application du texte cadre adopté en juin 2007 (RCE 834/2007). Il regroupe l’ensemble des règles des productions végétales, animales, du contrôle, de la conversion et de l’étiquetage. Son application entraîne la disparition de certaines particularités du cahier des charges version française (REPAB-F), notamment : 
    - la suppression des plafonds d'utilisation des ensilages et antiparasitaires,
    - l’absence de lien au sol pour les porcs et les volailles (l’obligation de produire sur la ferme un minimum de 40 % de céréales n’existe plus). En revanche, celui-ci est maintenu pour les herbivores au même niveau qu’avant, soit 50 % de l’alimentation. 
    Ce qui est conforté : 
    - les principes et objectifs de la bio,
    - l'interdiction des OGM, de l’ionisation, des intrants chimiques de synthèse,
    - l'encadrement strict de la mixité sur les fermes avec séparation des unités bio et non bio, 
    - les règles de production et de conversion des parcelles et des animaux,
    - le contrôle de tous les opérateurs qui produisent, préparent, stockent, importent ou exportent, et ceux qui commercialisent des produits bio, avec dispenses de contrôle pour certains détaillants, 
    - le régime d’importation, dans l’attente de mise en œuvre de nouvelles dispositions.
       
    Le logo communautaire deviendra obligatoire à partir du 1er juillet 2010 sur les produits alimentaires. Un nouveau visuel européen destiné à identifier les produits biologiques est à l’étude. Pour la création de ce visuel, la Commission européenne a procédé au lancement d'un concours sur Internet ouvert aux étudiants en art de design originaires de l'UE (http://ec.europa.eu/agriculture). Les internautes pourront ensuite voter en ligne pour choisir le nouveau logo. Les logos nationaux et/ou de marques privées pourront continuer à être appliqués conjointement au logo européen. 
      

  • Suite à la mise en place, au 1er janvier 2009, du nouveau règlement européen relatif au mode de production bio, certains intervenants de la filière bio (consommateurs, FNAB, distributeurs spécialisés…) se sont regroupés dans l'association "Alternative Bio 2009", dans le but de réfléchir à la création d'une marque privée bio correspondant aux critères de l'ancien cahier des charges national. L’objectif de cette future marque serait de conserver les standards de la qualité bio française : 0 % d'OGM, lien au sol renforcé, non mixité dans les exploitations… Certains producteurs bio s'inquiètent de savoir si les consommateurs s'y reconnaîtront face à la multiplicité des marques et labels bio.
     

  • La 2e édition du salon Tech & Bio se tiendra les 8 et 9 septembre 2009 dans la Drôme, 1er département bio de France. Organisé par la Chambre d'agriculture de la Drôme, avec l'appui du réseau bio des Chambres d'agriculture, ce salon regroupera les principales productions animales et végétales en abordant les techniques alternatives, la valorisation et la transformation des produits bio. La 2e édition ouvre ses portes aux pays européens, tant au niveau des exposants que des intervenants et visiteurs. 150 exposants et 8 000 professionnels sont attendus pour les 2 jours de conférences, démonstrations, forums…                           Plus d'informations sur le site : www.tech-n-bio.com
     

  • Action "restauration collective bio" d'Inter Bio Normandie pour la mise en place de repas bio : 210 000 repas bio (100 % bio et mixtes) ont été servis en 2008 sur 91 établissements essentiellement scolaires de Basse-Normandie. Ces repas bio s’accompagnent d’actions de sensibilisation et de pédagogie des convives et des actions de formation des agents de restauration.En France, en 2007, la restauration collective bio est évaluée à 10 millions de repas bio ou comprenant au moins une composante bio, soit 0,2 % du marché total de la restauration à caractère social. En mai 2008, était publiée une circulaire interministérielle incitant les services de restauration des administrations de l'Etat (administrations centrales et leurs services déconcentrés) et des établissements publics placés sous leur tutelle (dont les établissements ouverts au public, tels que ceux des CROUS, des centres hospitaliers universitaires) à utiliser régulièrement des denrées issues de l'agriculture biologique, que ce soit pour la restauration collective ou pour les besoins des réceptions officielles. L'objectif affiché pour 2010 est d'introduire 15 % de denrées issues de l'AB et d'atteindre 20 % en 2012. Les restaurants scolaires ne sont pas concernés par cette circulaire.
     

  • En 2008, Inter Bio Normandie a permis la mise en place d'une plate-forme multi-services de produits biologiques pour servir au mieux la restauration collective biologique normande et favoriser les échanges entre les opérateurs de la région, notamment pour approvisionner les collectivités et les magasins de proximité. Inter Bio Normandie Services est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) qui a commencé son activité en septembre 2008. 90 000 repas biologiques ont été servis au dernier trimestre 2008 avec la collaboration de 33 acteurs économiques régionaux. Les perspectives sont de mettre en place des bourses d’échanges sur Internet et des rencontres entre les acteurs pour favoriser le maillage et la circulation des produits biologiques normands.                             Plus d’info : www.labiopourtous.com 
      

  • Dans la région, la vente de légumes ou autres produits bio par système de collectifs d’achat de consommateurs avec des paniers précommandés (type AMAP, Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) se développe autour des agglomérations depuis 2004. En Basse-Normandie, une trentaine de collectifs d’achat est recensée en 2008 et une dizaine est en réflexion. Le souhait de consommer des produits frais locaux, de saison et le lien avec le producteur sont des motivations des consommateurs pour l’achat dans ces circuits. Reste à régler le problème des listes d’attente dans ces différents collectifs… En France, début 2009, 1 200 AMAP sont recensées, approvisionnant 60 000 familles.
     

  • Malgré un contexte économique difficile, les produits bio s'ancrent dans le mode de consommation alimentaire des Français, selon les résultats du 6e baromètre Agence Bio / CSA. En 2008, 44 % des Français consomment un produit bio au moins une fois par mois (contre 37 % en 2003), 23 % en consomment au moins une fois par semaine, 8 % tous les jours. Parmi les principales motivations d'achat figurent : la préservation de la santé (94 %), la qualité et le goût des produits (92 %), la préservation de l'environnement (89 %). Comme les années précédentes, les produits bio les plus fréquemment achetés sont : les fruits et légumes (77 % des consommateurs), les produits laitiers (70 %), les œufs (64 %). Viennent ensuite les produits d'épicerie : huile, pâtes, riz (56 %), la viande (49 %), le pain (42 %), les boissons (40 %). En terme de chiffre d'affaires, les produits bio sont essentiellement commercialisés dans trois circuits de distribution : 40 % pour les grandes et moyennes surfaces, 38 % pour les magasins spécialisés, 18 % en vente directe et 4 % chez les artisans commerçants.En terme de fréquence d'achat, les lieux d'achat se multiplient et se diversifient : les grandes surfaces demeurent incontournables (72 % des consommateurs bio y réalisent des achats en 2008) devant les marchés (45 %), les magasins spécialisés (26 %), la vente directe à la ferme (24 %) et les artisans (bouchers, boulangers) pour 22 %.
      

  • Début 2008, la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD, qui représente la majorité des distributeurs français) signait une convention avec le Ministère de l'écologie dans le but de multiplier les références et d'augmenter de 15 % la part des produits bio dans le total des ventes alimentaires. Un an après, cet objectif est dépassé : la part des produits bio vendus par les enseignes de la FCD dans le total des ventes alimentaires a progressé de 20 % en 2008. Le risque d'essoufflement de la croissance du marché semble écarté et, avec de tels niveaux de progression, les distributeurs s'inquiètent de la possible insuffisance de disponibilité des produits en amont. Par ailleurs, le réseau spécialisé de distribution Biocoop affiche + 30 % de chiffres d'affaires pour 2008 et a ouvert près d'un magasin par semaine. Il devrait atteindre, d'ici 2012, 550 points de vente.
     

  • Les fabrications de produits laitiers bio ont fortement progressé. La principale destination du lait bio collecté demeure le lait conditionné, qui représente 46 % des débouchés. Depuis 2006, les fabrications de yaourts bio connaissent une croissance de 20 à 30 % par an grâce notamment à l'arrivée de nouveaux intervenants sur le marché. Les fabrications de beurre bio ont progressé de 70 % depuis 2003. La progression des fabrications de fromages depuis 2003 a été moins marquée que celle des autres segments, mais elle atteint cependant 17 %.
     

  • Le programme de recherche "cidre bio" piloté par la Chambre d’agriculture de Normandie, initié en 2007 avec plusieurs partenaires techniques régionaux, se poursuit. Les essais portent sur les principaux freins techniques en vergers cidicoles bio : l'éclaircissage, la tavelure et le carpocapse mais aussi la moniliose et le puceron lanigère. Des journées techniques réunissant producteurs bio et conventionnels de pomme à cidre ont permis de faire le point sur les premiers résultats des essais. Par ailleurs, le verger du lycée agricole de Sées (61) a démarré sa conversion à l'AB, celui de Coutances (50) réfléchit à la conversion du verger, après le démarrage d’une production en maraîchage biologique. Le lycée agricole de Brémontier Merval (76) est également en projet de conversion sur un verger cidricole. 

Des nouvelles des entreprises en 2008

Ouest France, 17 avril et 4 octobre 2008
Dimanche Ouest France, 20 avril 2008

L'Agriculteur normand, 4 mars 2009
LSA, n° 2079, 26 février 2009
Agra alimentation, n° 2057, 12 mars 2009
Linéaires, n° 245, mars et n° 246, avril 2009
RIA, n° 699, mars 2009

Ouest France, 2 avril 2009

Sources statistiques : GRAB Basse-Normandie, GRAB Haute-Normandie, Inter Bio Normandie, Agence bio.

Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie
Sophie CHAUVIN
6, rue des Roquemonts - 14053 CAEN Cedex 4 
Tél : 02 31 47 22 47

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