Pur-sang, trotteurs, chevaux de sport
et de loisirs, de trait, poneys et ânes
sont très présents dans le paysage
normand.
Près de la moitié des chevaux
de courses français (pur sang et
trotteurs) est immatriculée en
Normandie. La région regroupe le
tiers des immatriculations nationales
de chevaux de sang.
La Normandie possède, sur son territoire,
deux Haras Nationaux : le
Haras du Pin, "Versailles du cheval",
dans l'Orne, et celui de Saint-Lô,
dans la Manche.
De plus, les ventes de yearlings à
Deauville ont installé la région normande
aux premières places mondiales
du marché des pur-sang et
trotteurs.
Depuis 2005, la Basse-Normandie a
été labellisée "Pôle national de compétitivité
pour la filière équine".
Une spécialité : le cheval de course
Depuis 2000, on immatricule, chaque année en Normandie, entre 7 200 et
8 200 chevaux de course. Les chevaux de course (pur-sang et trotteurs français)
représentent les 2/3 des immatriculations normandes de chevaux de
sang alors que la moyenne française n'atteint pas les 50 %.
De nombreux champions sont nés et ont évolué sur les terres normandes.
Parmi eux, on peut citer : Général du Pommeau, Baloubet de Rouet, Sagamix,
Jag de Bellouet, Cocktail Jet, Offshore Dream, Oyonnax… En France, entre 2008 et 2009, les immatriculations de chevaux de selle
progressent de 12 %, celles de chevaux de course se maintiennent. En
Normandie, les immatriculations de chevaux de selle progressent de 4 %,
celles de chevaux de course de 2 %.
Répartition par race des immatriculations
de chevaux de sang et poneys en 2009
Des spécificités locales
Le Calvados est à la pointe de la
recherche équine avec l'Institut pathologique
du cheval (IPC) qui regroupe
deux équipes de recherche : le
CIRALE (Centre d'imagerie et de
recherche sur les affections locomotrices
équines) qui est une unité de
l'école nationale vétérinaire d'Alfort
et le LERPE (Laboratoire d'études
et de recherches en pathologie
équine) qui dépend de l'AFSSA ; et
le Laboratoire départemental Franck
Duncombe spécialisé en pathologies
infectieuses équines. Le secteur des
chevaux de course (trot puis galop)
concerne plus de la moitié des élevages
du département. Le cheval de
selle et de sport est également bien
présent.
L'Eure est une région d'élevage de
trotteurs et de selle français, mais
c'est avant tout une terre d'accueil
pour les cavaliers et les sports
équestres. C'est l'un des premiers
départements français en terme de
pratique équestre avec plus de 9 200
licenciés (soit 15 licenciés pour 1 000
habitants). L'activité de préparation
et d'entraînement des chevaux y est
importante. L'Eure héberge l'un des
trois premiers centres nationaux de
formation d'enseignants, le Village
équestre de Conches.
La Manche possède le plus important
effectif équin national. C'est le
département berceau de la race
Selle français. Il est surtout orienté
vers l'élevage de chevaux de selle/
sport. Il fournit de nombreux champions
nationaux et internationaux en
sport hippique. La Manche occupe
aussi la place de leader national
pour le Cob normand et pour l'âne
du Cotentin. D'une manière générale,
les élevages de la Manche sont très
nombreux mais ont un effectif moyen
assez faible.
L'Orne s'est spécialisée dans le
cheval de course. C'est le premier
département français pour l'élevage
de trotteurs, le galop vient en 2e
position, le cheval de sport occupe
la 3e place. Ce département est
aussi le berceau de l'une des races
de trait emblématiques : le Percheron
(issu du croisement entre un étalon
arabe et une jument de trait). Le
Haras National du Pin, "Versailles du
cheval", classé monument historique,
abrite aujourd'hui l'Ecole nationale
professionnelle des haras (ENPH).
Par ailleurs, la jumenterie du Haras
du Pin est centre d'expertise en
reproduction équine, parasitisme, alimentation
équine/pâturage.
La Seine-Maritime, terre de randonnée,
offre de nombreuses possibilités
de promenades équestres sur
les chemins ruraux ou dans les forêts
domaniales. Le département possède
plus de 1 000 kilomètres d'itinéraires
spécifiques balisés pour les
cavaliers. Différents circuits reliant
massifs forestiers, abbayes et côte
maritime sont proposés. Parmi ceuxci,
deux grands itinéraires partent de
l'estuaire de la Seine pour rejoindre
d'un côté, le Tréport, en longeant la
côte d'Albâtre et de l'autre, Gournay
en Bray en suivant la vallée de la
Seine. La production seinomarine est
orientée vers le selle français et les
chevaux de course (trotteurs français
puis pur sang). Le pôle équestre de
Mauquenchy accueille régulièrement
diverses manifestations.
Dans les départements normands,
plusieurs structures d'enseignement
agricole ou non, forment aux divers
métiers de la filière équine, du CAP
agricole, au Mastère "Sciences et
management de la filière équine" (de
niveau bac + 6), en passant par la
licence professionnelle "Management
et gestion des entreprises de la filière
cheval" dispensée par l'IUT d'Alençon
(61), en partenariat avec le lycée
agricole de Sées (61) et le Haras du
Pin.
Une exploitation agricole sur 5 possède des chevaux
La dernière Enquête Structure réalisée
par le Ministère de l'agriculture
a comptabilisé, en Normandie,
6 790 exploitations agricoles ayant
des équidés : chevaux de sang,
chevaux lourds, poneys ou ânes. En
Basse-Normandie, 20 % des exploitations
possèdent au moins un équidé
; ce taux atteint 16 % en Haute-
Normandie (11 % pour la France
métropolitaine).
La Basse-Normandie est de loin la 1re région française pour l'effectif équin
avec près de 80 000 équidés (effectif dans les exploitations et hors exploitations
agricoles), soit 13 % de l'effectif national équin. La Haute-Normandie,
avec un peu plus de 20 000 équidés, ne regroupe que 3 % de l'effectif national.
Le cheptel équin normand total en 2010*
*Dans les exploitations agricoles et hors exploitations agricoles Source : Agreste
Basse-Normandie
Haute-Normandie
Chevaux de selle, sport,
loisirs et course
68 600
17 700
Chevaux lourds
3 730
851
Anes, mulets, bardots
7 000
1 480
Total équidés
79 330
20 031
Quelques races locales
La Normandie est le berceau de plusieurs races locales de chevaux lourds :
le Percheron : La race percheronne est l'une des plus anciennes races françaises. Leur robe est grise ou noire et leur taille peut varier de 1,55 à 1,85 m. Il est utilisé pour l'attelage (loisirs, compétitions, tourisme) et la traction (débardage…) ;
le Cob normand : plus léger que le Percheron. Cheval pour la randonnée, attelé ou monté, il est utilisé pour la détente et les loisirs.
La Normandie compte également plusieurs races asines locales : l'âne normand et l'âne du Cotentin, reconnaissable à sa croix de Saint-André.
Depuis 2000, en Normandie, on immatricule en moyenne, un peu moins de 700 naissances de poulains lourds par an (les immatriculations de chevaux lourds en Normandie ne représentent que 4 % du total des immatriculations françaises pour l'ensemble des races de chevaux lourds mais 60 % de celles de Cobs et 20 % de celles de Percherons). Ces animaux sont destinés, pour l'essentiel, aux loisirs (attelage et randonnées), à l'exportation (débardage en Allemagne, courses au Japon...) ou encore à la boucherie.
Les naissances de chevaux lourds en Normandie semblent se stabiliser (611 immatriculations en 2009). Les cobs normands représentent près de la moitié de ces immatriculations (277 en 2009). Les percherons arrivent en 2e position, avec 236 immatriculations.
Les ventes aux enchères de yearlings à Deauville
Lors des ventes de yearlings (poulains
de 18 mois maximum) à
Deauville, en août 2011, les 3/4 des
438 poulains présentés ont trouvé
preneur. Le prix moyen s'élève à
95 924 € et reste stable par rapport à
2010. En 2011, le Top Price (enchère
maximale) s'est élevé à 1,7 million
d'€ pour un poulain présenté par un
haras du Calvados, acheté par un
australien.
Actualités 2010-2011
La Basse-Normandie, avec l'ensemble des acteurs de la filière et les collectivités locales, a remporté l'organisation des Jeux Equestres Mondiaux 2014. Organisés tous les 4 ans, en alternance avec les Jeux olympiques, les JEM rassemblent 8 disciplines en compétition (concours complet, dressage, voltige, attelage, reining, concours de saut d'obstacle, endurance, dressage para équestre) et 2 en démonstration (horse-ball et polo). La 7e édition des JEM se déroulera du dimanche 17 au dimanche 31 août 2014. La ville de Caen devrait accueillir la majeure partie des épreuves, l'endurance devrait avoir lieu autour du Mont Saint Michel, et l'épreuve de cross du concours complet au Haras du Pin. Cet événement devrait rassembler 800 cavaliers et 900 chevaux venant de 60 nations différentes. Au cours de l'été 2010, une délégation bas-normande est allée aux Jeux Equestres Mondiaux 2010 à Lexington (Etats-Unis) afin de promouvoir les JEM 2014 en Normandie. Plus d'informations sur www.normandie2014. com
Les ex Haras Nationaux sont
maintenant scindés entre l'IFCE
et France Haras. En février 2010,
les Haras nationaux et l'école nationale
d'équitation de Saumur fusionnaient
pour former l'Institut français
du cheval et de l'équitation (IFCE).
Il regroupe les missions de service
public dont la gestion du fichier central
des équidés. Son siège est basé
à Saumur. Parallèlement, le groupement
d'intérêt public France
Haras a été lancé en décembre
2010. Constitué de partenaires publics
et privés, il regroupe les activités
concurrentielles anciennement
gérées par les Haras nationaux (génétique,
étalonnage, identification,
appui technique aux éleveurs…).
Le siège social de ce GIP est basé
au Haras du Pin, dans l'Orne.
Après un an et demi de travaux, le Pôle international de Deauville a été inauguré à l'automne 2010. Il comprend une école d'équitation, l'accueil de chevaux pensionnaires et un espace pour l'évènementiel. Le site est doté de trois manèges pouvant accueillir toutes sortes de compétitions et équipes à l'entraînement. Plus d'informations sur : www.pole-international-cheval.com
Les lauréats de la 2e édition du concours Equidefi ont été désignés en novembre 2010. Organisé par l’Institut français du cheval et de l’équitation, l’incubateur Normandie Incubation et le Pôle de compétitivité Filière équine, le concours Equidéfi a pour objectif de détecter des projets innovants liés au cheval, susceptibles de se développer en Basse-Normandie ou avec un partenaire bas-normand. - Le Prix Equidéfi "création d'entreprise innovante" revient à Vetics pour ses travaux sur la création d'une banque de cellules souches thérapeutiques équines pour les pathologies locomotrices des chevaux. - Le Prix Equidéfi "Projet R et D d'entreprise" revient ex-aequo à deux entreprises : Natural Grass pour le développement d'un nouveau type de surfaces sportives engazonnées, conciliant résistance et souplesse ; Equiortie pour la mise au point d'une gamme d'alimentation biologique à base d'ortie cultivée à destination des équins.
Tout détenteur d'équidés (personne physique ou morale) doit s'enregistrer après de l'Institut français du cheval et de l'équitation et déclarer les lieux de détention de ses animaux. Il doit s'assurer que l'animal est identifié avant de le prendre en charge. La déclaration de détention ne doit être renouvelée qu'en cas de modification. Pour les déplacements temporaires des chevaux, c'est le registre d'élevage qui enregistre les entrées et sorties. Le principal objectif de cette mesure est de renforcer la veille sanitaire. Plus d'informations sur le site www.haras-nationaux.fr (rubrique "démarche SIRE").
Une maison du cheval à Caen : l'Institut français du cheval et de l'équitation, le comité d'équitation de Normandie, l'équipe des jeux équestres mondiaux, le Conseil des chevaux de Basse-Normandie et le Pôle de compétitivité filière équine sont installés à Caen dans le même immeuble. Ils ont été rejoints en septembre 2011 par le réseau d'épidémio-surveillance en pathologie équine.
Les Chambres d'agriculture de
Basse-Normandie, en partenariat
avec l'Institut de l'élevage et le
Conseil des Chevaux de Basse-
Normandie poursuivent leur partenariat
dans le cadre d'un dispositif
d'acquisition de références en
structures équines. L'élaboration
de références technico-économiques
permet de donner des repères
objectifs afin d'accompagner
les installations et les projets des
éleveurs de cette filière. Vous pouvez
retrouver les dernières publications
La filière en Basse-Normandie
Cette filière est emblématique dans la région. La Basse-Normandie est la
1re région française pour son effectif équin avec près de 80 000 équidés. La
région a d'ailleurs été labellisée Pôle national de compétitivité pour la filière
équine. Elle possède sur son territoire deux Haras Nationaux : celui du Pin
dans l'Orne et celui de Saint-Lô dans la Manche. De nombreux haras se
sont spécialisés dans l'élevage de chevaux de course (trot et galop). Par ailleurs,
la région est à la pointe de la recherche équine, avec des centres de
recherche spécialisés. La Basse-Normandie accueillera les Jeux équestres
mondiaux au cours de l'été 2014.
Sources : Agreste : SAA, Enquête structure Service des haras nationaux, SIRE : immatriculations Conseils des chevaux de Basse et Haute-Normandie : la filière équine en Normandie