La Normandie compte 892 exploitations
en agriculture biologique (+ 28 %
par rapport à 2009) pour 42 165 ha en
bio ou en conversion (+ 16 % par
rapport à 2009). 83 % de ces exploitations
sont bas-normandes.
Les surfaces normandes en bio et
en conversion représentent 2,1 % de
la SAU normande (ce taux atteint
2,9 % en Basse-Normandie, 0,8 % en
Haute-Normandie et 3,1 % au niveau
national).
La Normandie est la 8e région française
par le nombre d'exploitations
conduites selon le mode biologique.
La taille moyenne de ces exploitations
bio normandes est de 47 ha.
Depuis 1995, le nombre d'exploitations
bio en Normandie a été multiplié
par 6, les surfaces en bio par 8.
En Basse-Normandie, le nombre d'exploitations
conduites selon le mode
de l'agriculture biologique progresse
régulièrement depuis 2008. On en
dénombre désormais 739. L'évolution
des surfaces conduites en bio (ou en
conversion) suit celle des exploitations
: 36 146 ha en 2010. Entre 2009
et 2010, les surfaces en conversion
progressent de près de 40 %.
En Haute-Normandie, le nombre d'exploitations
conduites selon le mode
de l'agriculture biologique progresse
encore pour arriver à 153 exploitations
en 2010. Les surfaces conduites
en bio (ou en conversion) n'ont jamais
été aussi importantes : 6 019 ha en
2010. Entre 2009 et 2010, on note un
doublement des surfaces en conversion.
Cependant, ces chiffres sont
à relativiser. Les surfaces en bio ne
couvrent que 0,8 % de la SAU de
Haute-Normandie.
L'agriculture biologique, qu'est-ce que c'est ?
Depuis le 1er janvier 2009, le nouveau règlement européen relatif au mode de production bio et à son étiquetage est entré en vigueur. Ce texte (RCE 889/2008) définit les principales modalités d'application du texte cadre adopté en juin 2007 (RCE 834/2007). Il regroupe l’ensemble des règles des productions végétales, animales, du contrôle, de la conversion et de l’étiquetage. Son application entraîne la disparition de certaines particularités du cahier des charges version française (REPAB-F), notamment :
la suppression des plafonds d'utilisation des ensilages et antiparasitaires,
l’absence de lien au sol pour les porcs et les volailles (l’obligation de produire
sur la ferme un minimum de 40 % de céréales n’existe plus). En revanche,
celui-ci est maintenu pour les herbivores au même niveau qu’avant,
soit 50 % de l’alimentation.
Ce qui est conforté :
les principes et objectifs de la bio,
l'interdiction des OGM, de l’ionisation, des intrants chimiques de synthèse,
l'encadrement strict de la mixité sur les fermes avec séparation des unités
bio et non bio,
les règles de production et de conversion des parcelles et des animaux,
le contrôle de tous les opérateurs qui produisent, préparent, stockent, importent
ou exportent, et ceux qui commercialisent des produits bio, avec dispenses
de contrôle pour certains détaillants,
le régime d’importation, dans l’attente de mise en oeuvre de nouvelles dispositions.
L'orientation des exploitations en agriculture biologique reste le reflet des productions
traditionnelles de la Normandie : élevage bovin (lait et viande), puis
céréales, maraîchage et fruits (dont pommes à cidre). Viennent ensuite quelques
ateliers diversifiés : brebis, poules pondeuses, volailles de chair, plantes à parfum,
aromatiques et médicinales, chèvres, porcs, apiculture…
Basse-Normandie : surtout du lait
Avec 14 % de l'effectif national, la Basse-Normandie est la 3e région française par la taille de son troupeau de vaches laitières en production biologique (derrière les Pays de la Loire et la Bretagne). La Manche est le 3e département français par la taille de son troupeau de vaches laitières bio (derrière la Loire Atlantique et l'Ille et Vilaine) et l'Orne le 5e, derrière le Morbihan.
Entre 2009 et 2010, en Basse-Normandie, les effectifs de bovins (lait et viande) progressent légèrement, du fait de nouvelles conversions. Les effectifs en porcs, volailles de chair et poules pondeuses restent encore limités. Pour les productions végétales bio ou en conversion, les surfaces progressent de 13 % entre 2009 et 2010, toutes les productions sont concernées par cette évolution positive, sauf les oléagineux dont la surface en bio reste limitée. La production de légumes bio est principalement pratiquée dans la Manche. Les céréales et oléoprotéagineux bio sont essentiellement cultivées dans l'Orne, le verger bio est principalement implanté dans le Calvados.
Chiffres clés 2010
Source : Agence bio
Calvados
Manche
Orne
Basse-Normandie
Basse-Normandie 2010/2009
Eure
Seine-Maritime
Haute-Normandie
Haute-Normandie 2010/2009
Exploitations
235
273
231
739
+ 25,3 %
77
76
153
+ 41,7 %
Surfaces cultivées (ha)
11 009
10 083
15 054
36 146
+ 13,4 %
2 923
3 096
6 019
+ 31,8 %
dont en conversion
3 308
2 608
4 258
10 174
+ 38,4 %
1 104
1 419
2 523
+ 97,3 %
SAU moyenne (ha)
47
37
65
49
-
38
41
39
-
Part SAU du dpt ou région en bio
2,9 %
2,3 %
3,7 %
2,9 %
-
0,80%
0,80%
0,8 %
-
Transformateurs bio
67
77
43
187
-
53
97
150
-
Distributeurs bio
30
24
6
60
-
11
27
38
-
Haute-Normandie : peu de surfaces converties, mais en progression
L'agriculture biologique n'occupe que 0,8 % de la SAU régionale. Les surfaces en bio ou en conversion atteignent 6 019 ha, avec un doublement des surfaces en conversion entre 2009 et 2010.
Entre 2009 et 2010, en Haute-Normandie, la plupart des effectifs animaux progressent, mais les troupeaux restent encore limités. Les surfaces en productions végétales progressent de 32 %, toutes les productions sont concernées par cette évolution positive. Le maraîchage biologique, tout comme l'arboriculture bio, est surtout pratiqué en Seine-Maritime. Les grandes cultures bio (céréales, oléagineux, protéagineux) sont concentrées dans l'Eure.
Des nouvelles des entreprises en 2010-2011
Danone met le turbo sur le bio La filiale bio de Danone, Stonylield
France, souhaite convertir à la bio plusieurs
de ses producteurs conventionnels
qui livrent l'usine du Molay-Littry
(14) pour développer la fabrication de
la gamme bio "Les deux vaches". Le
programme Reine Mathilde, financé
par le fonds Ecosystème de Danone
ambitionne de faire de la Basse-
Normandie une région pilote en terme
de développement de la filière laitière
bio en France. La création d'une
ferme vitrine en bio avec mise en
place d'essais et de démonstrations,
l'accompagnement à la conversion
des producteurs de lait, quelle que
soit leur laiterie, la sensibilisation de
l'enseignement agricole et des vétérinaires
à la bio… autant de sujets
qui sont développés dans le cadre de
ce programme, piloté en région par
l'Institut de l'Elevage, en partenariat
notamment avec les groupements
bio et les Chambres d'agriculture de
Normandie.
L'éleveur laitier, n° 184, octobres 2011 ;
Ouest France, 23 février 2011 ;
Les Marchés hebdo, 03 mars 2011 ;
Agra Presse, n° 2147, 17 mars 2011 ;
L'agriculteur normand, 19 mai 2011 ;
Les Marchés, 21 juin 2011
La coopérative Biocer se
développe
La coopérative a été créée en 1988
afin de sécuriser le prix et les débouchés
des céréales bio. Implantée
dans l'Eure, elle couvre actuellement
17 départements et compte 134 adhérents.
Elle a collecté 9 000 tonnes sur
la campagne 2009/2010. En 2010,
elle a investi dans un nouveau silo de
stockage à Fouilloy (60). Le principal
objectif de Biocer reste les débouchés
en alimentation humaine, notamment
via un partenariat avec les magasins
Biocoop.
L'Agriculteur normand, 9 décembre 2010
Biolait développe un partenariat
avec Système U
Biolait, groupement indépendant de
producteurs de lait bio (110 millions
de litres de lait bio collectés dans 47
départements, dont la Normandie)
va approvisionner les magasins U
avec du lait bio sous la marque du
distributeur "U bio". Cet accord conclu
pour 3 ans inclut la laiterie de Saint
Denis de l'Hôtel (45) qui s'occupera
du conditionnement. Système U s'est
engagé à acheter à Biolait 5 millions
de litres de lait bio la première année,
et à terme, 12 millions de litres.
Ouest France, 6 avril 2011 ;
Biofil, n° 76, mai/juin 2011
Actualités 2010-2011
Amplification de la dynamique de développement de l'agriculture bio en France. Les chiffres de l'agriculture
biologique française 2010 font apparaître une nette progression du nombre d'exploitations converties (+ 25 %
entre 2009 et 2010). La France comptait, fin 2010, 20 604 exploitations conduites selon le mode de l'agriculture
biologique, pour une surface en bio (ou en conversion) de 845 440 ha (+ 35 % entre 2009 et 2010), ce qui
représente 3,1 % de la SAU nationale. Depuis 1995, le nombre d'exploitations bio en France a été multiplié par 6,
les surfaces par 7.
En 2010, les 2/3 des exploitations bio françaises sont localisés dans 7 régions comptant chacune plus de 1 000 exploitations
certifiées bio : Rhône-Alpes (2 290), Languedoc-Roussillon (2 200), Midi-Pyrénées (2 176), Aquitaine (1 954),
Provence-Alpes-Côte d'Azur (1 917), Pays de la Loire (1 703) et Bretagne (1 541). La Bretagne est la 7e région française
à dépasser les 1 000 exploitations bio.
La région Midi-Pyrénées dispose de la plus grande surface en bio (ou conversion) avec 105 500 ha, devant les
Pays de la Loire (87 750 ha) et Rhône Alpes (75 786 ha). La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur dispose de la plus
grande part de SAU en bio (10,5 % de sa SAU en bio) devant le Languedoc Roussillon (7,9 %), la Corse (5,6 %) et
Rhône-Alpes (5,2 %). Les autres régions de France sont à moins de 5 % de leur SAU en bio.
Le nombre d'opérateurs certifiés pour la transformation, le conditionnement et la distribution de produits issus
de l'agriculture biologique s'élève à 10 246 établissements en 2010 (+ 19 % par rapport à 2009). 6 427 entreprises
réalisent des opérations de transformation de produits agricoles biologiques, de conservation et/ou de conditionnement
(+ 17 %/2009) et 2 819 distributeurs (détaillants, organismes stockeurs, négociants et grossistes) sont certifiés bio
(+ 26 %/2009).
Au cours des quatre premiers mois de 2011, le mouvement se poursuit avec 1 120 nouvelles exploitations
converties à la bio.
Face à la crise, les produits bio résistent et s'ancrent dans le mode de consommation alimentaire des Français,
selon les résultats du 8e baromètre Agence Bio/CSA. En 2010, 43 % des Français consomment un produit bio au
moins une fois par mois (contre 37 % en 2003), 23 % en consomment au moins une fois par semaine, 7 % tous les
jours. Parmi les principales motivations d'achat figurent : la préservation de la santé (91 %), la qualité et le goût des
produits (89 %), le fait que les produits soient sains (87 %), la préservation de l'environnement (86 %).
Les produits bio attirent de nouveaux consommateurs : 25 % des acheteurs disent en consommer depuis deux ans ou
moins. Les principaux produits "recruteurs" de nouveaux consommateurs bio sont : le vin, les petits pots pour bébé et
les compléments alimentaires. Si les produits bio recrutent, ils fidélisent également : les consommateurs bio ont une
ancienneté moyenne de 8 ans.
Comme les années précédentes, les produits bio les plus fréquemment achetés sont : les fruits et légumes
(80 % des consommateurs), les produits laitiers (72 %), les oeufs (57 %). Viennent ensuite les produits d'épicerie :
huile, pâtes, riz (53 %), les boissons (43 %), la viande (41 %), le pain (35 %). On note également le développement
des ventes des produits biologiques autres qu'alimentaires (produits d'entretien ménager, produits cosmétiques et
d'hygiène, produits de jardinage utilisables en bio…).
En terme de chiffre d'affaires, les produits alimentaires bio sont essentiellement commercialisés dans trois circuits
de distribution : 45 % pour les grandes et moyennes surfaces alimentaires, 38 % pour les magasins spécialisés
bio (indépendants ou en réseau), 12 % en vente directe et 5 % chez les artisans commerçants.
Les lieux d'achat se multiplient et se diversifient : les grandes surfaces demeurent incontournables (70 % des
consommateurs bio y réalisent des achats en 2010) devant les marchés (41 %), la vente directe à la ferme (24 %), les
magasins spécialisés (23 %) et les artisans (bouchers, boulangers) pour 21 %.
En France, entre 2009 et 2010, la consommation des produits bio a augmenté de 10 % pour atteindre 3,3 milliards
d'euros en 2010.
Un nouveau logo bio européen obligatoire. Depuis le 1er juillet 2010, ce logo européendoit obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans lesÉtats membres de l’Union européenne et répondant aux normes requises. Pour les produitsimportés, il reste facultatif. L’apposition, à côté du logo bio européen, d’autres logos à caractèreprivé, régional ou national (le logo AB français reste propriété du Ministère de l'agriculture)est autorisée. En plus du nouveau logo communautaire, le numéro de code de l'organismede contrôle (ex : FR-BIO-01) et l'origine des matières premières agricoles doivent apparaître sur l'étiquetage, dansle même champ visuel. Les anciens stocks d'étiquettes et d'emballages restent utilisables jusqu'au 1er janvier 2012.
Au niveau national, selon les chiffres de l’Observatoire des produits biologiques en restauration collective de
l'Agence bio, 40 % des établissements de la restauration collective proposent des produits bio en 2010, ne
serait-ce que de temps en temps (contre 36 % en 2009), à égalité entre gestion directe et gestion concédée. Les
achats de produits bio en restauration collective sont estimés à 92 millions € en 2009 (hors pain), soit 1,3 %
des achats alimentaires de la restauration collective, encore loin des objectifs de 20 % de produits bio prévus dans la
restauration collective publique d'Etat en 2012 par le Grenelle de l’environnement. L’introduction est plus significative
dans le secteur de l'enseignement (51 % des établissements), suivi du secteur du travail (45 %). Les formules retenues
sont variables : primauté à l'introduction régulière de produits ou ingrédients plutôt que plats ou menus entièrement bio.
Les produits biologiques les plus introduits en restauration collective sont, par ordre d’importance : les fruits
(dont pomme), les produits laitiers (dont yaourts), les légumes (dont carottes).
Restauration commerciale : un meilleur encadrement de l’offre Bio. Le Comité national de l'agriculture biologique
à l’INAO (CNAB) a validé, le 9 juin 2011, le cahier des charges encadrant l’introduction de produits bio
pour la restauration à caractère commercial (hors restauration collective). Il entrera en vigueur après publication de
son décret d’homologation au Journal Officiel de la République Française et comprendra une période d’appropriation
par les opérateurs concernés. Ce projet prévoit 3 niveaux d’engagement des restaurateurs en terme d’offre biologique
et définit les lignes directrices en matière de communication. Le 1er niveau consiste à introduire un ou plusieurs
ingrédients bio parmi les différents produits proposés. Le 2e niveau consiste à présenter un plat ou un menu composé
dans sa totalité de produits issus de l’agriculture biologique. Le 3e niveau concerne des restaurants 100 % Bio. Dans
ce cas, tous les produits présentés à la carte sont issus de l’agriculture biologique (y compris les vins). Dans les 3
niveaux, les eaux-de-vie et spiritueux peuvent être issus d’une production conventionnelle. Les contrôles seront effectués
par des organismes certificateurs selon des fréquences adaptées à chaque niveau d’engagement et à la structure
des restaurants (indépendants, chaînes…). En matière d’étiquetage, chaque restaurant devra afficher pour chaque
ingrédient et/ou chaque plat quels sont les produits issus de l’agriculture biologique, afin d’en faciliter la lisibilité pour
le consommateur.
Suite à la mise en place du nouveau règlement européen relatif au mode de production bio, certains
intervenants de la filière bio (FNAB, distributeurs spécialisés, consommateurs…) se sont
regroupés afin de réfléchir à la création d'une marque privée bio reprenant notamment les critères
de l'ancien cahier des charges national (CC Repab-F). La marque privée Bio Cohérence
est sortie en avril 2010, avec un cahier des charges plus exigeant, basé sur les standards de
la "qualité bio française" : 0 % d'OGM, lien au sol renforcé, non mixité dans les exploitations…
Les premiers producteurs normands ont signé leur contrat d'engagement avec cette nouvelle
marque fin 2010. Les premiers produits estampillés Bio Cohérence sont attendus pour début 2011.
Différents partenaires de la filière, dont les magasins Biocoop, ont annoncé qu'ils donneront priorité
aux produits sous cette marque.
1re édition de l'Observatoire normand de l'Agriculture biologique (édition 2010, données 2009). Issu d'un travail mené entre Inter Bio Normandie, les Groupements régionaux d’agriculture biologique et les Chambres d’agriculture de Normandie, cet outil permet d'avoir une vision de l'agriculture biologique normande, de la production à la distribution avec les différents mode de commercialisation, sans oublier la transformation. La 1re édition de cet observatoire est toujours disponible auprès d'Inter Bio Normandie. La 2e édition avec les données 2010 devrait sortir fin 2011.
3e conférence régionale agriculture biologique. Dans le cadre du plan de développement de l'agriculture biologique
initié par le Ministre de l'agriculture en 2007, la 3e conférence régionale agriculture biologique s’est tenue le 14
décembre 2010 au Lycée agricole de Chambray à Gouville (27). La rencontre s’adressait à tous les producteurs et
opérateurs bio et conventionnels, décideurs, prescripteurs, instituts techniques, OPA de Haute et Basse-Normandie :
170 personnes ont participé à cette journée. La matinée était ponctuée de plusieurs présentations, dont "l'érosion et
l'agriculture biologique", "la qualité des sols et l'agriculture biologique". Soucieux de développer la bio dans la région, le
Réseau bio normand et les Chambres d’agriculture de Normandie ont souhaité, via le Conseil normand de l'agriculture
biologique, compléter la journée par des tables rondes sur la filière bovin lait : "quelle organisation pour la production
de lait bio demain ?" et la filière légumes : "quelle organisation pour le développement de la filière légumes bio ?".
Pôle bio normand au Salon de l'agriculture. Lors du dernier Salon international de
l’agriculture qui s’est tenu du 19 au 27 février 2011 à Paris, Inter Bio Normandie a organisé
un "pôle bio" dans l’espace Normandie de la Chambre régionale d’agriculture de
Normandie. Au total, 12 structures économiques (producteurs et transformateurs) se sont
relayées pour proposer une vitrine de produits bio normands (produits laitiers, viande,
biscuits, farine, pain d’épice, pain, confitures et gelées, pommes et produits cidricoles). Un
moment riche en échanges pour les producteurs et des contacts intéressants.
Colloque "Je mange Bio et Local". Depuis 2003, Inter Bio Normandie accompagne la restauration collective avec
les acteurs de la profession biologique locale. Un colloque réunissant les acteurs de la RHD en région de l’amont à
l’aval a été organisé le 24 novembre 2010 à Caen. Il a réuni 200 personnes d’horizons divers : élus, collectivités, agents
de restauration, intendants... Ce colloque de sensibilisation a été l’occasion de présenter des leviers, des conditions
de réussite, des exemples d’organisation d’un approvisionnement local, des contraintes techniques, saisonnières,
financières, juridiques... Il a également permis de faire un éclairage sur le travail fait depuis 2003 par l’interprofession
pour accompagner les établissements encore en questionnement sur un projet de restauration collective biologique et
soutenir ou valoriser les établissements investis dans ce projet.
La 1re édition des rendez-vous Tech et Bio des éleveurs de l'Ouest s'est tenue les 23 et 24 juin 2010, à la ferme expérimentale bio de Thorigné d'Anjou. Organisée par les Chambres d'agriculture des Pays de la Loire, en partenariat avec les Chambres d'agriculture de Bretagne et de Normandie, cette manifestation professionnelle a pour objectif de diffuser auprès d'un large public agricole les techniques bio et alternatives. Ateliers thématiques et conférences ont permis d'approfondir les sujets techniques et économiques autour de l'élevage. En septembre 2011, la 3e édition nationale du salon Tech & Bio s'est tenue dans la Drôme, premier département bio de France. Plus de renseignements sur le site : www.tech-n-bio.com. Par ailleurs, la 2e édition des rendez-vous Tech et Bio des éleveurs de l'Ouest se tiendra les 6 et 7 juin 2012 au lycée agricole du Haut-Anjou à Château-Gontier (53).
Le programme de recherche "cidre bio" piloté par la Chambre d’agriculture de Normandie, initié en 2007
avec l'IFPC (Institut français des productions cidricole) et plusieurs partenaires techniques régionaux se
poursuit. Les essais portent sur l'étude de solutions aux principaux problèmes et freins techniques se posant dans
la conduite en vergers cidricoles bio : l'éclaircissage, la maîtrise sanitaire du verger par des techniques innovantes
(tavelure, hoplocampe, pucerons), l'entretien du pied des arbres sans désherbant et la fertilisation azotée organique.
Une communication affichée concernant les 1ers résultats obtenus sur la thématique de l’entretien de la ligne de plantation
a été faite à Lille en mars 2011, à l’occasion de la 4e conférence internationale sur les méthodes alternatives en
protection des cultures. Des journées techniques réunissant producteurs bio et conventionnels de pommes à cidre sont
organisées tous les ans afin de faire le point sur les résultats des essais et de créer des échanges entre producteurs.
La production de pommes à cidre en agriculture biologique s'est fortement développée en Normandie depuis 2008 ;
elle dépasse les 1 000 ha à la fin 2010 ce qui correspond à un doublement des surfaces en 2 ans.
Le réseau des conseillers en agriculture biologique des Chambres d'agriculture de
Normandie vous propose deux nouvelles publications :
- Le Guide régional de la conversion à l'agriculture biologique en Normandie qui regroupe
11 fiches techniques présentant la conversion en agriculture biologique (les bonnes questions
à se poser, les démarches, les aides...). Outil pratique pour les agriculteurs et les techniciens.
- Réussir ses cultures bio en Normandie : dans chacune des 8 fiches, la conduite de la culture
est présentée de manière concise, en identifiant les repères importants, le choix des espèces
et/ou variétés, l’itinéraire technique, les modes de récolte, les astuces spécifiques.
Structuration de la filière lait bio en Normandie : en 2010, à l’initiative des groupements bio de Basse-Normandie, 5 associations professionnelles de producteurs de lait bio ont été créées sur le territoire normand. Le principal objet de ces associations et de regrouper, d’informer et de défendre l’intérêt des producteurs de lait bio. Ces créations se font dans le contexte de la contractualisation (entrée en vigueur au 1er avril 2011), de la fin des quotas en 2015, de la mise en place des OP. La réflexion se poursuit vers une coordination régionale et l’écriture d’un contrat cadre construit avec l’ensemble des producteurs. D’autre part, les groupements bio participent au comité de bassin laitier Normandie nouvellement mis en place.
La conversion à l'AB, qu'est-ce que c'est ?
Un produit alimentaire issu de l'agriculture biologique résulte d'un mode de production exempt de produits chimiques
de synthèse. Les agriculteurs qui pratiquent l'agriculture biologique s'appuient sur le respect des équilibres naturels,
privilégient des pratiques culturales préservant l'environnement et visant à garantir le caractère durable de l'activité
agricole (agronomique, social, économique).
La conversion représente la période de transition entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique. Elle dure
au minimum 2 ans quand la conversion concerne l’ensemble de l’exploitation (conversion dite simultanée des terres et
des animaux). La totalité des règles doit être respectée durant cette période mais les produits ne peuvent pas encore
être vendus dans le circuit biologique. Un contrôle annuel est obligatoire, par un Organisme Certificateur indépendant,
agréé par l'Etat. Une notification annuelle d’activité bio est obligatoire auprès de l’Agence Bio.
La filière en Basse-Normandie
C'est près de 750 exploitations, pour une surface bio ou en conversion de
près de 36 200 ha (2,9 % de la SAU régionale).
L'orientation des exploitations bio reste le reflet des productions traditionnelles
de la Basse-Normandie : élevage bovin (lait et viande), puis céréales,
fruits (dont pommes à cidre) et maraîchage. Viennent ensuite quelques
ateliers diversifiés : brebis, poules pondeuses, volailles de chair, porcs,
chèvres, apiculture…